Une société philippine est devenue le précurseur de cuir fabriqué à base de fibres d’ananas et de sa plante dans le monde entier. Une façon inédite d’obtenir du cuir et qui pourrait arrêter le massacre des animaux.
L’idée est partie d’un designer espagnol qui avant de monter sa propre société, Piñatex, a durant une longue période servi dans l’industrie du cuir animal. Cette société basée aux Philippines a démarré avec la production de cuir d’ananas, fait à base de fibres et de plantes.

C’est depuis le 16ème siècle que cette méthode avait déjà été employée pour confectionner des accessoires féminins dans l’archipel, une vieille technique dont s’est inspirée Carmen Hijosa pour concevoir le piñatex.
Cette matière peut aujourd’hui remplacer le cuir animal et sauver la vie de milliers d’animaux. « Nous pouvons remplacer le cuir et les produits textiles à base de pétrole, nous sauvegardons l’écologie et sommes une industrie durable avec une base sociologique et écologique bien solide. Le piñatex n’a pas besoin de terres supplémentaires vu que c’est un sous-produit de la culture de l’ananas » ce sont les propos de Carmen.

Il faut 480 feuilles et 16 ananas pour obtenir un mètre carré de ce textile, et d’après Carmen, nous ne risquons pas du tout une déforestation. Des marques comme Puma et Camper ont déjà adhéré au projet et ont présenté des chaussures, des sacs et des chapeaux en fibres de feuilles d’ananas en décembre 2014 lors du Royal College of Arts de Londres.

Tout ce qui importe maintenant c’est que le marché s’adapte à ce nouveau matériel de fabrication, afin de faire du cuir d’ananas une nouvelle norme textile sur le plan mondial. Un choix qui pourra à long terme mettre un terme à la production du cuir animal dans le monde entier.


