Mère au foyer de 7 enfants mais également écrivaine Tara Wood est une jeune femme âgée de 40 ans. Il y a peu de temps, elle a partagé une étonnante expérience.

« Un peu avant le 4e anniversaire de ma fille Norah, nous avons vécu une expérience formidable.
J’étais passé la prendre à la garderie lorsqu’elle m’a fait voir un vieil marchant vraiment lentement dans le stationnement.
C’est à ce moment qu’elle m’a expliqué qu’elle aimait énormément les personnes âgées car tout comme elle, elles marchent lentement et qu’elles ont également une peau douce comme elle. « Ils ne vont pas tarder à mourir alors je vais tous les aimer avant qu’ils ne partent. »
Ces derniers mots étaient certes étranges, mais l’intention se cachant derrière m’a énormément émue.
Son empathie m’a tellement touchée que j’en ai parlé sur Facebook, ne sachant pas encore combien cela avait de l’importance pour elle. »

« Le jour suivant, son anniversaire, de retour à la maison, elle m’a demandé si il était possible de s’arrêter à l’épicerie afin de prendre des cupcakes pour elle et ses autres six frères et sœurs.
Comment lui refuser quoi que ce soit pour son anniversaire ?

« Je l’ai alors fais asseoir dans un de ces paniers d’épicerie semblable à une voiture avec sa sœur et nous nous sommes rendues dans le rayon pâtisserie. Une fois les gâteaux pris, nous avons fait un stop au rayon des soldes.
J’étais entrain de regarder les différents produits pendant que Norah saluait joyeusement un vieil homme en lui expliquant que c’était son anniversaire.
Il s’est donc retourné et s’adressa à elle : « Bien le bonjour ma jeune demoiselle ! Et quel âge cela te fait-il ? »
Ils ont discuté pendant quelques minutes, puis avant de repartir, il lui a souhaité un joyeux anniversaire. »

« On l’a rattrapé plus loin et je lui ai présenté ma fille avant de lui demander si il était possible qu’elle prenne avec lui une photo pour son anniversaire.
D’abord confus, il était ensuite enchanté de l’attention.
Je les ai donc pris en photo. Norah lui a ensuite embrassé la main avant de la poser sur sa joue. Je lui ai demandé qu’elle était son nom, et il nous a dit qu’on pouvait l’appeler Dan. Et Norah et lui tel de vieux amis ont continué de discuter. »
« Je lui ai dit merci de nous avoir consacré un peu de son temps et c’est à cet instant qu’il s’est mis à pleurer et nous a dit : « Merci plutôt à vous, ceci est le meilleur jour que j’ai passé depuis un bon moment maintenant. Mademoiselle Norah vous m’avez rendu heureux. »
Une fois à la maison, j’ai partagé cette rencontre avec mes lecteurs sur Facebook, et j’ai ajouté une photo d’eux. »

« Le même soir, j’ai reçu un message venant d’une lectrice qui avait reconnu M.Dan.
Il a perdu sa femme Mary en Mars, et depuis le décès de celle-ci, il était plutôt solitaire. Elle souhaitait me faire savoir que la gentillesse de ma fille avait sûrement beaucoup touchée M.Dan. Que de cela il avait besoin et qu’il n’était pas prêt de l’oublier.
Je lui ai donc demandé son contact, et quelques jours plus tard, je l’ai appelé.

« Nous avons rendu visite à M.Dan, il avait fait couper ses cheveux, avait à présent la tête rasée et était bien vêtu. Il semblait bien plus jeune de 10 ans.
Il avait disposé une table avec du papier et des crayons pour ma fille et lui a demandé de lui faire des dessins afin qu’il les mettent sur le réfrigérateur.
Ce jour là, nous avons passé trois heures avec M.Dan, et il avait fait preuve de beaucoup de gentillesse et de patience envers ma petite fille plutôt énergique. »

« Avant notre départ, il a coupé l’unique rose en fleur se trouvant sur son porche puis a mis dix minutes à en retirer les épines avant de la donner à Norah.
Elle a gardé cette rose qui est à présent séchée, sous son oreiller dans un sac Ziploc. »

« Tous les jours, Norah prend de ses nouvelles et se soucie de lui. Elle cherche à savoir s’il est seul, mais aussi s’il a froid, ou même s’il a du fromage pour ses sandwichs. Elle désire qu’il se sente bien et aimé.
M.Dan également se soucie d’elle. Au cours d’une de ses dernières visites, il nous a confié que depuis le décès de sa femme, il n’avait plus de bonnes nuits de sommeil mais que depuis qu’il a rencontré ma fille, plus rien n’est pareil.

Il m’a dit : « Norah m’a guéri, ».
Je n’en revenais pas et je me suis mise à pleurer. »
« Pas moins de soixante-huit années les séparent, mais cela n’empêche que leurs âmes et leurs cœurs se rejoignent. Norah et moi lui avons fait la promesse de passer le voir chaque semaine. »

« Je l’ai invité à se joindre à nous pour célébrer l’Action de Grâces, il fait désormais partie de la famille te comme l’exprime si bien Norah « Tous nous l’aimerons. »
Discuter avec un inconnu peut conduire à de très belles amitiés, je vous conseille d’essayer. »



