Bien que le paracétamol soit réputé pour ses vertus analgésiques, boire deux pintes de bière apaiserait mieux la douleur.
En effet, la bière aurait la capacité de provoquer une hausse du seuil de tolérance à la souffrance, ce qui permettrait de moins ressentir la douleur, l’intensité de celle-ci pouvant être réduite d’un quart.
C’est en tout cas ce que soutiennent des chercheurs de l’université de Greenwich au Royaume-Uni, au travers d’une étude parue dans The Journal of Pain en décembre dernier.
Les spécialistes ont procédé à une analyse des résultats de 18 travaux réalisés au préalable, et ont effectué une étude sur 404 personnes des effets de l’alcool en ce qui concerne le seuil de douleur et le ressenti de la souffrance physique.
En dépit du fait que les chercheurs aient établi un lien entre la consommation d’alcool et la réduction de la douleur, une hypothèse a également été émise par eux. « D’après nos résultats, l’alcool est doté de vertus analgésiques réelles et on a constaté qu’il permet de réduire l‘intensité de la douleur que l’on ressent.
Alcohol can help 😀😁😀 https://t.co/v2MLWGrj0O
— drkevinagrawal@gmail (@DrKevinAgrawal1) 2 mai 2017
Il pourrait s’agir d’une explication à la consommation excessive d’alcool par les personnes ressentant des douleurs chroniques, en dépit des possibles conséquences que nous n’ignorons pas et qui à long terme, sont nuisibles pour la santé », expliquent les spécialistes.
D’après une analyse du responsable de l’étude, le docteur Trevor Thompson, l’alcool « est semblable aux opiacés tels que la codéine, qui a des effets bien plus forts que ceux du paracétamol. »
Néanmoins, les scientifiques insistent sur le fait que l’on ne peut pas dire que l’alcool soit bon pour la santé. Ils ne désespèrent toutefois pas à mettre au point un médicament issu de leurs observations de l’action de l’alcool sur la douleur, et ne prenant pas en compte les effets secondaires dangereux pour le corps.
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