Les faits relatés par des témoins, étaient d’une violence extrême. La scène s’est déroulée dans la nuit de mardi à mercredi, à Draguignan dans le Var où, un chat a d’abord été torturé en plein centre-ville avec des tessons de bouteille, puis s’est fait arracher les yeux.
Plusieurs témoignages ont été rapportés par le quotidien Var Matin. Il y avait d’abord celui d’ « une femme en pleurs au téléphone » relatant ce qu’elle avait vu très tôt le mercredi matin dans le centre-ville de Draguignan dans le Var. Il y avait également le témoignage d’une autre qui a photographié l’animal « tué », et qui se rappelle avoir entendu « ne laisse pas le chat s’échapper, attrape le chat »…
C’est dans la nuit de mardi à mercredi que, « des jeunes » se sont emparés de la malheureuse bête et l’ont tuée après lui avoir fait subir le pire des supplices. La police municipale parle d’un animal retrouvé du côté de la place aux Herbes, dans la vieille ville, avec les yeux arrachés, après avoir subi des tortures exercées avec des tessons de bouteille. L’Association des amis des chats de Draguignan s’est chargée de la dépouille dès le matin. Une adhérente évoque en outre, une « scène lugubre », un « massacre » sur sa page Facebook.
Certains témoins craignaient les représailles…
Apparemment, le chat qui n’était pas étranger aux gens du quartier puisqu’ils le nourrissaient, ne s’est pas méfié des « jeunes gens », et s’est laissé facilement prendre. Jusqu’à jeudi matin, les tortionnaires n’avaient toujours pas été retrouvés, et l’enquête s’avère délicate. En outre, un commandant de police s’est étonné dans le Var Matin, de la réaction des riverains qui se sont gardés de faire signe à la police, « craignant les représailles » : « Il nous est difficile de comprendre que les personnes témoins de la scène ne viennent pas nous voir. Si une patrouille avait été prévenue à temps, elle serait allée sur les lieux et cette horrible scène aurait peut-être été évitée. Ce serait bien que les gens arrêtent de se cacher derrière la crainte des représailles. Car en réalité, si tout un quartier se révolte, la crainte disparaîtrait », dit-il.
Une plainte aurait été déposée par l’Association des amis des chats et la Fondation Brigitte Bardot aurait été saisie.


