Des chasseurs ont abattu un cerf à Lacroix-Saint-Ouen dans l’Oise, dans une résidence privée. L’affaire a suscité de vives réactions.
C’était dans l’après-midi du samedi aux environs de 16h que l’incident s’est produit. Des veneurs poursuivaient un cerf.
L’animal a réussi à s’introduire dans le jardin d’une résidence privée afin de s’y cacher. Les chasseurs étaient alors obligés de rappeler leurs chiens, mais ont tenté de faire sortir l’animal en le fouettant. Le cerf avait trouvé refuge sur le chemin du garage.
Un chasseur est donc monté sur le portail pour faire feu sur l’animal. Plusieurs habitants de la zone sont venus voir ce qui se passait sur les lieux. Ils ont reçu un choc.
LACROIX-SAINT-OUEN (60) Un cerf abattu dans un jardin privé [VIDEO] https://t.co/Yf4f7eEjjb pic.twitter.com/YncLd3g7x2
— Courrier picard (@CourrierPicard) October 22, 2017
Un défenseur des droits des animaux qui lutte pour l’interdiction de la chasse à courre affirme que : « Les chasseurs se sont réfugiés derrière leur droit de suite en se foutant royalement de la propriété privée ».
Le droit de suite permet au chasseur d’abattre un animal blessé pendant une partie de chasse, même si celui-ci se trouve dans une propriété privée. En réalité, cette loi a été votée pour empêcher que les animaux ne souffrent trop, mais certains chasseurs en abuseraient selon les associations.
Le chasseur pourrait se retrouver avec une amende de 1 500 euros si l’animal n’avait pas déjà été blessé ou que le propriétaire des lieux n’avait pas donné son feu vert.
Un animal blessé par un chasseur devient dans une certaine mesure sa propriété. Et si cet animal agressait quelqu’un, ce serait sa responsabilité qui serait engagée.
🦌🐗 #Chasse #ChasseàCourre Un cerf abattu sur une propriété privée : il faut #RéformerlaChasse !
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Le maître d’équipage de chasse à courre, Alain Drach a affirmé : « Si la voisine qui venait chaque jour ouvrir les volets se faisait charger par le cerf, nous serions les responsables. Nous devions donc entrer pour le chasser et pour le tuer ».
Alain Drach a ajouté qu’il avait eu les propriétaires des lieux au téléphone et que ceux-ci avaient donné leur autorisation.
Une voisine a cependant raconté qu’elle connaissait bien les propriétaires et que : « Ceux-ci ne voulaient pas que l’animal soit abattu encore moins dans leur jardin ».
Quant aux gendarmes, ceux-ci ont affirmé que : « Il y avait obligation de contacter les propriétaires, c’était ce qui a été fait, mais ils ne se décidaient pas. Les chasseurs devaient endosser toute responsabilité par rapport aux faits du cerf, ils étaient donc obligés de finir la chasse ».
Jean Desessart, maire de Lacroix-Saint-Ouen a néanmoins exprimé son dégoût pour cet acte : « Quel choc ! Pourtant, il existe un arrêté municipal qui rend illégale la chasse à courre dans la ville ».
Source / Crédit photo : Twitter, Courrier Picard


