Joanna Palani a 23 ans et étudie la politique au Danemark.

Des rumeurs circulent à propos d’une aide qu’elle aurait apportée aux kurdes en Irak et en Syrie pour supprimer plus de 100 combattants de l’ISIS. Une prime d’un million de dollars sera offerte à celui qui la tuera.

C’est à Ramadi, en Irak que la jeune femme d’origine kurde-iranienne a vu le jour dans un camp de réfugiés au cours de la guerre du Golfe. À seulement 9 ans, elle a commencé à tirer à l’arme à feu.

Elle a rejoint la Syrie après avoir arrêté ses cours à Copenhague. Une fois là-bas, elle a engagé une lutte pour la cause des femmes et pour défendre la démocratie, des valeurs qu’elle a acquises au cours de son séjour au Danemark.

Lors du Printemps Arabe, elle était avec les manifestants et, accompagnée des unités de protection des personnes Kurdes, elle a livré un combat contre les hommes d’Assad ainsi que contre l’ISIS proche des frontières de la Turquie.

Pendant son combat aux côtés des forces Peshmerga en Irak, elle a participé à la libération des filles yazidi, kidnappées qui servaient comme esclaves sexuelles.

« Je suis une tireuse d’élite, je peux donc résister au combat 9 jours de suite. Il faut s’armer de patience et être concentré. On ne doit jamais se laisser distraire ».

En septembre 2015, quand elle est rentrée au Danemark, le gouvernement du pays a appris ce qu’elle avait fait et lui a retiré son droit de voyage. Mais elle a violé cette restriction en se rendant au Qatar et elle a été jetée dans la plus grande prison danoise, Vestre Faengsel.

Son passeport lui a été retiré et elle est restée en prison pendant 3 semaines.

Elle mène une vie cachée et change fréquemment de domicile pour éviter de subir des représailles, car elle croit qu’on la prend pour une terroriste.

« Je suis bien obligée d’enfreindre la loi et je m’en excuse. J’ai risqué ma vie pour des gens qui, aujourd’hui me privent de ma liberté. Je n’ai jamais pensé pouvoir me retrouver dans une situation pareille parce que j’ai défendu nos droits les plus fondamentaux ».

Source / Crédit photo : Facebook | Joanna Palani


